Les éléments chimiques
Retrouve les éléments dans la table périodique. Vingt manches, trois niveaux.
Dès 10 ans
Classement
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Le tableau périodique est l'objet le plus regardé et le moins retenu de toute la chimie. On l'a tous eu sous les yeux pendant des années, affiché au fond d'une classe, et pourtant très peu de gens savent dire de tête ce que cache le symbole W, ni où se range le potassium. Ce jeu s'attaque exactement à cela : vingt manches, quatre réponses à chaque fois, et la table elle-même comme plateau. Tu ne coches pas une ligne dans une liste — tu touches une case, à sa place dans la planche.
C'est ce qui change tout. Un questionnaire ordinaire t'apprend des couples symbole-nom qui s'oublient en une semaine. Ici, chaque bonne réponse se situe : tu vois que le sodium est tout à gauche, au-dessus du potassium, et que les gaz nobles forment la colonne de droite. Au bout de quelques parties, la géographie de la table entre toute seule, sans que personne ait eu à te la faire réciter.
Comment jouer
La table périodique occupe le centre de l'écran, avec ses dix-huit colonnes, ses sept rangées et les deux rangées détachées des lanthanides et des actinides, en bas. Les cases sont colorées par famille chimique : les métaux alcalins, les alcalino-terreux, les métaux de transition, les métaux pauvres, les métalloïdes, les non-métaux, les halogènes et les gaz nobles ont chacun leur teinte.
À chaque manche, quatre cases s'allument dans la table et se numérotent de 1 à 4. Les autres restent visibles mais éteintes : la planche entière reste sous tes yeux, elle ne se réduit jamais à quatre boutons dans le vide.
Deux sortes de questions alternent, tirées au hasard :
- On te donne un nom. « Où se place le sodium ? » La table montre alors ses symboles, et les quatre cases allumées portent le leur. Tu cherches lequel des quatre est le bon.
- On te donne un symbole. « Quelle case porte Na ? » Cette fois la table se tait : aucun symbole n'est affiché, sinon la réponse se lirait dessus. Il ne reste que les couleurs de famille et la forme de la planche pour t'orienter. C'est nettement plus difficile, et c'est la seule question qui teste vraiment la position.
Tu réponds de trois façons, toutes disponibles à tout moment : en touchant directement la case allumée, en touchant l'un des quatre boutons numérotés sous la table, ou au clavier en tapant 1, 2, 3 ou 4. Les flèches gauche et droite déplacent le focus d'un bouton à l'autre.
Une mauvaise réponse ne bloque pas la manche : la case se barre, et tu continues avec celles qui restent. La manche ne se ferme que sur la bonne réponse. Quand tu la trouves après avoir cherché dans une question sans symboles, la table révèle brièvement toute sa légende — c'est le moment où l'on apprend le plus.
Les trois niveaux
Le niveau se choisit sur l'écran d'accueil du jeu, avant le premier clic, et il vaut pour toute la partie. Le toucher lance la partie directement. Ce que le niveau change, c'est dans quelle profondeur de la table on va chercher les vingt éléments demandés.
- Découverte. Les vingt éléments les plus courants, ceux qu'on croise dans la vie et au collège : hydrogène, carbone, azote, oxygène, sodium, magnésium, aluminium, silicium, phosphore, soufre, chlore, potassium, calcium, fer, cuivre, zinc, argent, étain, or, mercure, plomb. Aucun nom exotique. Le niveau vaut 60 % des points.
- Confirmé. Huit éléments courants, sept de difficulté moyenne et cinq rares. C'est la répartition de référence, celle des autres quiz de la maison : la partie monte en difficulté au fil des manches. 80 % des points.
- Expert. Quatre courants, six moyens et dix rares. On descend dans les lanthanides, les actinides et les éléments synthétiques du bas de la table, jusqu'au tennesse et à l'oganesson. 100 % des points.
Les mauvaises réponses proposées ne sont jamais tirées au hasard : elles viennent de la même famille chimique ou de la même période que la bonne. Quand on te demande le chlore, tu ne verras pas trois métaux à côté, mais du fluor, du brome ou de l'iode. C'est ce qui rend les manches réellement discriminantes.
Les symboles qui ne ressemblent pas à leur nom
C'est le cœur du jeu, et la raison pour laquelle un adulte y revient. Une bonne partie des symboles vient du latin, pas du français, et il n'y a aucun moyen de les deviner :
- Na, sodium, de natrium ;
- K, potassium, de kalium ;
- Fe, fer, de ferrum ;
- Cu, cuivre, de cuprum ;
- Ag, argent, de argentum ;
- Au, or, de aurum ;
- Sn, étain, de stannum ;
- Pb, plomb, de plumbum ;
- Hg, mercure, de hydrargyrum ;
- W, tungstène, de wolfram ;
- Sb, antimoine, de stibium.
À cela s'ajoutent les pièges de lecture rapide : N et Na, C et Ca, F et Fe, P et Pb, S et Si, Mn et Mg. Contrairement aux drapeaux jumeaux du quiz des drapeaux, que le jeu écarte parce qu'ils sont indistinguables, ces paires-là ne sont jamais séparées : elles sont la matière même du jeu, pas un défaut à corriger.
Le score et le classement
Chaque manche part de 500 points, dont on retire 150 points par mauvaise réponse et 10 points par seconde passée sur la manche. Le compte d'une manche ne descend jamais sous zéro. Le total des vingt manches est ensuite ramené au pourcentage du niveau choisi : 60 %, 80 % ou 100 %.
Une partie se classe seulement si elle va jusqu'à la vingtième manche. Un questionnaire abandonné en route ne vaut rien : c'est la condition pour que deux résultats soient comparables.
Le temps entre dans le score exprès. Sans lui, tous ceux qui connaissent leur table se retrouveraient à égalité parfaite à 10 000 points, et le classement ne dirait plus rien. Avec lui, il départage ceux qui savent de ceux qui cherchent.
Le panneau de fin n'est pas un verdict de deux secondes : il liste les vingt éléments de la partie, avec leur symbole, leur nom et le fait que tu les aies trouvés du premier coup ou non. C'est toi qui le refermes, et c'est ce geste qui envoie ton score. Sans quoi le panneau du site le recouvrirait avant que tu aies pu relire tes erreurs.
Le serveur rejoue intégralement ta partie avant d'accepter le score : il retire les mêmes vingt éléments depuis la graine, vérifie chaque réponse et recalcule le total. Le niveau est inscrit dans le rejeu, donc le pourcentage ne se falsifie pas. Un score envoyé sans partie derrière lui est refusé.
Ce jeu n'a pas de défi du jour, et c'est volontaire. La réponse est une connaissance : vingt éléments communs à tous les joueurs de la journée se recopieraient en trois lignes sur n'importe quel forum. Chaque partie libre tire donc ses propres manches.
Quelques conseils
Apprends les colonnes avant les cases. Une colonne, c'est une famille : la première contient les métaux alcalins, la dix-septième les halogènes, la dix-huitième les gaz nobles. Savoir « le brome est un halogène » te place déjà dans la bonne colonne, même si tu ne sais pas à quelle hauteur.
Sers-toi des couleurs dans les questions muettes. Quand la table cache ses symboles, les teintes de famille restent. Si l'on te demande où est le calcium, tu sais que c'est un alcalino-terreux : cherche la deuxième colonne, et il ne reste plus qu'à choisir la bonne rangée.
Les vingt premiers éléments valent l'effort. De l'hydrogène au calcium, ils sont dans l'ordre et sans trou. Les retenir une fois donne un point d'appui pour tout le reste de la table.
Ne te presse pas au niveau Expert. Dix points par seconde, c'est peu : une mauvaise réponse en coûte quinze fois plus. Réfléchir quinze secondes vaut toujours mieux que se tromper une fois.
Rejoue le même niveau plusieurs fois. Les vingt éléments changent à chaque partie, mais les familles et les colonnes, elles, ne bougent pas. C'est la répétition qui installe la carte dans la tête.
Questions fréquentes
Faut-il créer un compte ? Non. Le jeu se lance dans le navigateur, et seul le pseudonyme que tu choisis au moment d'enregistrer un score est conservé.
Combien d'éléments le jeu connaît-il ? Les 118, de l'hydrogène à l'oganesson, avec leur symbole, leur numéro atomique, leur famille et leur période.
Pourquoi la table cache-t-elle parfois ses symboles ? Parce que la question part d'un symbole. Si la planche l'affichait, il suffirait de le chercher des yeux : il n'y aurait plus de question.
Les noms sont-ils ceux du français ? Oui, avec la nomenclature francisée : azote et non nitrogen, étain, plomb, soufre, tungstène. Pour l'élément 117, c'est tennesse, la forme recommandée en français sur le modèle des autres halogènes — astatine donne astate.
Le jeu suit-il les découvertes récentes ? La table est complète jusqu'à l'élément 118. Les quatre derniers noms ont été fixés en 2016 : nihonium, moscovium, tennesse et oganesson.
Puis-je changer de niveau en cours de partie ? Non. Le niveau se choisit avant la première manche et vaut jusqu'au bout, puisqu'il détermine le pourcentage du score. Pour en changer, il faut recommencer.
Pourquoi mon score baisse-t-il quand j'hésite ? Dix points par seconde sont retirés de la manche en cours. C'est ce qui permet de départager deux joueurs qui répondent juste partout.
Les mauvaises réponses sont-elles choisies pour piéger ? Elles sont choisies pour être plausibles : même famille chimique, ou même période. C'est plus exigeant qu'un tirage au hasard, mais c'est aussi ce qui fait qu'une bonne réponse veut dire quelque chose.
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